En France, le gouvernement de Gauche Plurielle continue insidieusement, à œuvrer pour la disparition de l'enseignement privé, en tentant d'asphyxier les rares écoles supérieures libres.
Déjà, il y a deux ans, le ministère supprimait la subvention publique versée à certaines Universités catholiques jugées trop indépendantes d'esprit, telles que l'IRCOM (Angers) ou l'ICES (La Roche sur Yon). Les fonds ainsi épargnés furent redistribués à d'autres établissements libres. Selon quels critères ? S'agirait-il de récompenser la docilité affichée par certains établissements dont l'identité catholique apparaît de plus en plus pâle? Habile manière, en tout cas, de casser entre les Universités libres toute solidarité, et d'étrangler tranquillement les unes avant, peut-être de s'attaquer aux autres.
Peu après le 15 Septembre 1998, une instruction ministérielle concernant le régime fiscal des associations était publiée. Or, la très grande majorité des établissements d'enseignement supérieur privé sont gérés par des associations. Les conclusions de cette instruction conduisent les services fiscaux à assimiler ces écoles à des entreprises commerciales soumises à la TVA, à l'impôt sur les sociétés, à l'imposition forfaitaire annuelle et à la taxe professionnelle, ce qui, il va sans dire, est pour elles très désavantageux.
Le motif d'une telle décision ? Les écoles supérieures privées font partie, selon le gouvernement, du secteur concurrentiel car elles feraient concurrence aux autres établissements de la même zone géographique. Peu importe, en effet, la spécificité de l'enseignement dispensé dans l'école, de sa qualité et de son contenu. L'enseignement n'est plus qu'une marchandise comme une autre, le professeur, de chercheur devient artisan, l'étudiant devient un consommateur comme un autre, et l'école, un simple prestataire de services.
Avec de telles idées, il n'est pas étonnant que l'Education Nationale soit à ce point gangrenée, donnant naissance à des générations entières d'illettrés, ou du moins de moutons privés de repères et d'esprit critique. C'est là sans doute, le but recherché. (P.P.)
(texte tiré de Correspondance européenne – agence d’information – siège sociale : avenue W.Churchill, 165/a – B-1180 Bruxelles)