Pour le renouveau d’une école chrétienne en France


MAITRE CHRETIEN AUJOURD'HUI (1/ )



Depuis une trentaine d'année les "pédagogismes" issus des cervelles surchauffées d'intellectuels de plus en plus coupés du réel ont abouti à faire perdre la tête à beaucoup de ceux que l'évolution sociologique de notre pays chargeait d'une tache éducative qui n'avait jamais été celle des maîtres dans le passé. En effet, la famille élargie, majoritaire encore avant la 2nde guerre mondiale assurait, sans le savoir, la croissance équilibrée des enfants par structuration efficace des deux hémisphères cérébraux. Les parents n'étaient ni seuls, ni écrasés par une tache éducative devenue aujourd'hui un défi ! Quant aux maîtres d'école, et plus encore aux professeurs de collège, ils assuraient la culture à ceux que la dominante de leur caractère tournait vers les activités intellectuelles, ce qui est le cas de 17% de la population. Ils éduquaient, certes, mais seulement en transmettant, plus ou moins habilement, un savoir que leurs auditeurs étaient, dans l'ensemble, heureux de recevoir. Ils n'avaient pas besoin de savoir ce que chaque enseignement éduquait en l'enfant. CAR l'ENSEIGNEMENT EN TANT QUE TEL, S'IL RESPECTE LES ETAPES DE CROISSANCE DU CERVEAU, EST PROFONDEMENT EDUCATIF.

Aujourd'hui, le rôle des maîtres n'a plus rien de commun avec celui de leurs prédécesseurs. Il s'agit pour eux d'éduquer et d'intéresser 100% des enfants de France, et on ne leur donne aucune autre formation qu'universitaire, de plus en plus universitaire, donc abstraite, éloignée de la réalité, ignorante, totalement de ce qu'est un être humain, et de la manière dont on peut, aujourd'hui, le faire grandir ! La formation des maîtres aujourd'hui est une vaste escroquerie qui envoie à l'abattoir des jeunes désireux de faire grandir d'autres jeunes. Or la faute est grave car depuis un siècle, des scientifiques de grande valeur, nous offrent tous les moyens de connaître l'homme et les étapes de son évolution, et les besoins qui sont les siens pour assurer sa croissance heureuse.
Il y a plus de trente ans, lorsque je quittai l’Education Nationale, j’étais déjà impressionnée par les chahuts des classes voisines, les élèves déprimés, drogués - j’en ai connu en 5è( !) -, et devant moi j’avais des enfants et des jeunes, affamés, passionnés voire enthousiastes, comme doit l’être la jeunesse, à quelque époque que ce soit et... quel que soit son âge !
Aujourd’hui, je retourne dans l’enceinte de lycées « normaux » et je retrouve des élèves déprimés, drogués, sans espérance aucune, des « petits vieux mal vieillis » qui proclament ne pas croire au bonheur, à l'amour, à la vie, dont les professeurs même, ricanent et grincent des dents amèrement lorsqu'on aborde ces sujets. Les maîtres chargés de les élever sont parfois les premiers à les abaisser. Et ceux qui leur communiquent l'enthousiasme sont souvent raillés par leurs collègues !
Qu'on ne s'étonne pas de la dépression de notre jeunesse, de son introversion, de sa quête effrénée des plaisirs, de sa complicité naïve avec ceux qui dans les médias cultivent son avilissement. Une autre jeunesse tente de faire contre-poids, il faut le savoir, mais elle est victime aussi d'une école qui ignore tout de la grandeur de sa mission : mettre l'homme sur le chemin de son bonheur par la découverte de ses talents.
Cela commence en Primaire, lorsque l'enfant veut "apprendre des choses" ! La première prise de conscience de sa valeur, ce sont ses premiers succès de grand… au CP. Or, les méthodes lamentables utilisées - envers et contre les déclarations officielles - assurent son échec. La peur de grandir s'ensuit immédiatement - j'ai déjà écrit là-dessus, c'est le cancer des petits enfants contemporains dans nos pays auto-proclamés développés… nous n'avons pas les mêmes valeurs ! Ces méthodes vont contre toutes les lois de structuration du cerveau gauche, celui de la mémoire pure, du raisonnement logique, donc de la conscience et de la liberté. On infantilise au lieu d'élever, pire on prive l'enfant des moyens biologiques

de sa croissance, on l'enferme dans son affectivité, son imagination-folle du logis, ses intuitions qui ne sont jamais une garantie de connaissance vraie, surtout lorsqu'aucune culture ne vient les sous-tendre (cerveau droit). On le prive des moyens de se maîtriser, donc de se libérer du poids de sa subjectivité pour s'ouvrir aux réalités du monde et à la vraie connaissance de soi qui permet d'entrer en relation avec l'univers, les événements, les autres et… Dieu. Voilà bien l'intérêt, il vaut mieux un peuple peureux et angoissé, plus gros consommateur de neuroleptique de monde, mais qu'on peut à loisir manipuler pour qu'il soit avide de compenser par l'achat tous azimuts, qu'un peuple nourri d'espérance et d'amour, donc autonome, qui sache donc gérer son droit…
(à suivre)

Samedi 4 Mars 2006
Marie Gourville


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